Retraite

Vous avez plus de 62 ans ? Vous risquez malheureusement de perdre gros (bonus Agirc-Arrco)

Vous avez plus de 62 ans  Vous risquez malheureusement de perdre gros (bonus Agirc-Arrco)

Le bonus-malus mis en place en 2019 n’existe plus depuis le 1er décembre 2023. Pourtant, ce système permettait aux travailleurs dans le secteur privé de percevoir une surcote sur le montant de la retraite. Ainsi, quels seront les effets de cette nouvelle mesure ?

Petit rappel sur le fonctionnement de ce bonus-malus

Cette mesure a été instaurée par l’Agirc-Arrco en 2019 afin d’encourager les salariés à continuer à exercer en dehors de l’âge légal valable à cette période. Ceux qui acceptent de travailler plus longtemps peuvent donc percevoir un bonus sur leur retraite. Dans ce cas, ils bénéficient d’une hausse de leur pension sur un an. Ceux qui partent 2 ans après, ils peuvent profiter d’une augmentation de 10 % contre 20 % après 3 ans et 30 % après 4 ans.

Évidemment, les employés qui travaillent moins sont victimes d’un malus. Ce système concerne tous les actifs nés à partir de 1957 et qui partaient à la retraite moins d’une année suite à l’acquisition d’un taux plein. Cela dit, une minoration temporaire (pendant 3 ans) de 10 % s’appliquait alors sur leur pension. Cependant, cette mesure ne concernait pas certaines catégories comme les aidants familiaux, les travailleurs handicapés ou encore les salariés aux revenus modestes.

Quels sont donc les effets de cette suppression ?

La réforme des retraites de cette année a reporté l’âge légal de départ à 64 ans pour la plupart des assurés de l’Agirc-Arrco. Pour l’obtention d’une pension à taux plein, le nombre de trimestres travaillé est passé de 167 à 172.

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Avec l’ancien système, partir tôt était synonyme d’une réduction du montant de la pension. Après la suppression de l’ancienne mesure, ce malus n’existe plus. Aujourd’hui, la norme est donc de prendre la retraite plus tard, mais sans profiter d’aucune gratification. Ce sont les syndicats et les organisations patronales qui ont pris la décision de cette suppression.

Cependant, il existe quelques exceptions à cette mesure. En effet, le bonus est conservé pour les retraités qui en bénéficiaient avant le 1er décembre. Dans le même temps, tous les salariés ayant rempli toutes les conditions pour obtenir une pension au régime de base à taux plein avant le 1er décembre ont également pu prétendre à ce bonus. En effet, cette mesure n’a pas été mise en place dans l’objectif de pénaliser les actifs qui ont travaillé plus longtemps pour bénéficier de cet avantage.

Les changements qui accompagnent la suppression du bonus-malus

Pour les profils victimes du malus, c’est-à-dire ceux qui sont partis à la retraite avant le 1er décembre et qui subissent la minoration de 10 %, la suppression du malus s’effectuera à partir du 1er avril 2024.

Quant aux séniors concernés par le bonus, ce dernier sera annulé pour ceux qui sont nés à partir du 1er septembre 1961 (62 ans) et dont la retraite de base commence après le 1er décembre 2023. Toutefois, la majoration est encore valable pour les travailleurs en fin de carrière qui ont les mêmes conditions de naissance et qui ont décidé de reporter le départ entre 2 à 4 ans.

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Julien

Julien Delarche

Journaliste spécialisé sur l'actualité Senior et Investissement / Retraite.
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