Famille et Société

Voici la raison pour laquelle la France a perdu sa suprématie démographique

Voici la raison pour laquelle la France a perdu sa suprématie démographique

La France détenait autrefois la suprématie démographique en Europe. Mais de l’eau a coulé sous les ponts. Aujourd’hui, le taux de natalité du pays est à son plus bas niveau. Les détails !

La démographie de la France se détériore, et ce, depuis des siècles

Le XIXe siècle a été marqué par une décroissance démographique observée un peu partout dans l’hexagone. En chiffre, 60 départements français étaient touchés par ce phénomène inquiétant. Seuls 27 départements avaient enregistré une croissance démographique à l’époque.

Alors que certains départements jouissaient d’une émigration rurale au XIXe siècle (Seine, Seine-et-Oise, Rhône, Gironde, Loire-Atlantique, Meurthe-et-Moselle ou Bouches-du-Rhône), d’autres enregistraient une perte démographiques. Malgré cela, en 1911, la France occupait le sixième rang pour son taux d’urbanisme de l’époque. Ex æquo avec la Suède et l’Espagne, elle se trouvait derrière le Royaume-Uni, la Belgique, l’Allemagne et la l’Italie.

A l’évidence, la guerre de 1914 a beaucoup affecté la démographie de la France encore très rurale à l’époque. L’infanterie était composée majoritairement de paysans. Nous savons très bien que c’est elle qui a subi la plus grosse perte. En l’absence des immigrations et l’allongement de la durée de vie, la population française aurait été inférieure de 5 millions en 1914 par rapport à 1800.

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Dans l’hypothèse où la fécondité en France avait été équivalente à celle de l’Angleterre au XIXe siècle, il y aurait 100 millions de Français à la veille de la première guerre mondiale au lieu de 40 millions. Elle s’élèverait à 77 millions si le courant d’immigration vers l’étranger avait été aussi fort qu’en Angleterre.

De fait, la pression démographique, qui avait poussé les voisins de la France à accélérer leur industrialisation, reste l’un des facteurs déclencheurs de la faiblesse démographique de l’Hexagone. Or, la France était en position de force pour rester un pays agricole au sein de l’Europe.

Zoom sur le taux de natalité en France

Selon l’Insee, le taux de natalité est « le rapport entre le nombre annuel de naissances vivantes et la population moyenne, sur une période et dans un territoire donnés ».

Exprimé pour 1 000 personnes, le taux de natalité est mis en lien avec le taux de mortalité. Il s’agit en l’occurrence du rapport du nombre de décès de l’année à la population totale moyenne de l’année.

Pour bien évaluer l’évolution démographique d’un pays, son taux de fécondité ainsi que son taux de natalité passent au crible. Des éléments variables qui changent chaque année. En cas de diminution ou d’augmentation du taux de natalité,  le mode de fonctionnement d’un pays change en conséquent.

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Une éventuelle baisse du nombre de naissances dans un pays n’est pas sans conséquence. Le cas échéant, différents secteurs peuvent en souffrir (biens et services liés à la petite enfance, l’immobilier, etc.).

D’après l’Insee, 678 000 bébés ont été comptabilisées en France en 2023. Il s’agit du taux le plus bas jamais enregistré depuis 1945 et la fin de la deuxième guerre mondiale. C’est 48 000 naissances de moins par rapport à l’année précédente, soit -6,6%. En 2023, le nombre de naissance est inférieur d’environ 20% comparé à son niveau de 2010.

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Julien

Julien Delarche

Journaliste spécialisé sur l'actualité Senior et Investissement / Retraite.
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