Retraités français à l'étranger le gouvernement intensifie la lutte contre la fraude

Retraités français à l’étranger : le gouvernement intensifie la lutte contre la fraude

Pour mémoire, le gouvernement français a déjà lancé en mai 2023 son plan d’attaque contre la fraude. C’est toujours en cours. Cette fois-ci, les retraités français vivant à l’étranger passent au crible. Le point !

Une mesure antifraude pour les retraités français à l’étranger

De nos jours, les différentes prestations sociales sont particulièrement visées par les fraudeurs. Même la retraite des Français fait partie de leurs cibles. Pour déjouer leurs manœuvres, l’exécutif a mis en place un dispositif antifraude lancé en mai 2023. Depuis lors, l’Assurance retraite a déjà relevé environ 200 millions d’euros de préjudice.

Des chiffres éloquents communiqués par le nouveau Premier Ministre, Gabriel Attal le 20 mars dernier. Bien entendu, ce plan de Bercy va être renforcé davantage grâce à de nouveaux dispositifs. De quoi harmoniser tout le processus, et supprimer d’éventuelles pistes pouvant être creusées par les fraudeurs.

Pour l’heure, les justificatifs permettant de chiffrer le montant de la pension de retraite à attribuer passent déjà au crible. Les retraités vivant hors de la France, quant à eux, sont contraints d’envoyer le certificat d’existence. Une démarche incontournable à effectuer chaque année. D’autant plus qu’il s’agit d’un document crucial justifiant que l’assuré est encore vivant.

Quoi qu’il en soit, la collecte des informations sur les retraités français à l’étranger compte des failles dans certains pays. Une aubaine pour les fraudeurs. Pour y remédier, l’Assurance retraite a noué des partenariats avec des organismes locaux.

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C’est notamment le cas en Algérie et au Maroc. D’après l’organisme, plus de 400 000 retraités vivaient dans ces pays au 31 décembre 2021. Ils percevaient donc une pension française.

Pour resserrer les vis, l’Assurance retraite a contracté un partenariat avec une banque algérienne ainsi qu’une caisse de retraite marocaine.

Les plus âgés dans le collimateur de Bercy

A priori, il s’agit d’un partenariat prometteur. En cas d’absence de réponses aux autorités françaises au bout de six mois, l’assuré devra faire l’objet d’un contrôle d’identité au guichet des organismes concernés. Un rendez-vous au consulat est inéluctable pour les cas les plus douteux.

Notons qu’un dispositif spécial a déjà vu le jour selon l’âge de chaque assuré. Dans le but de poursuivre son plan, l’exécutif avait déjà initié une phase d’expérimentation. Celle-ci englobe notamment les retraités les plus âgés en Algérie. En chiffres, 1 000 retraités de plus de 98 ans avaient été convoqués. Mais 30% d’entrent eux n’ont pas répondu à l’appel. Par conséquent, leur pension avait été supprimée.

D’autres mesures favorables vont être appliquées dans les prochains mois. Citons notamment l’ouverture du Fichier des comptes bancaires français (Ficoba) à l’Assurance retraite. Idem pour la liste exhaustive des comptes bancaires ouverts dans le pays. Des changements prévus dès la fin du mois de juin 2024. Grâce à cela, le contrôle du versement des pensions sera fortifié. De quoi éviter toute tentative de fraude.

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Julien
Julien Delarche

Journaliste spécialisé sur l'actualité Senior et Investissement / Retraite.
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