Retraite

Réforme retraite : un bonus-malus pour repousser l’âge de départ à 64 ans ?

Réforme retraite un bonus-malus pour repousser l'âge de départ à 64 ans - image
Julien Delarche
Proposé par Julien Delarche

Le concept du bonus-malus n’est sans doute plus nouveau, surtout pour la grande communauté des salariés se préparant à la retraite. D’ailleurs, ce sujet a suscité de nombreux débats. Mais comment fonctionne réellement cette réforme retraite bonus-malus ? Quel est son objectif ? Et quels sont ses impacts ? Les réponses dans les quelques lignes qui suivent.

Le principe de la réforme retraite bonus-malus

Auparavant, plus précisément avant l’année 2019, l’âge légal de départ pour la retraite était de 62 ans. En général, c’est à ce moment-là que l’on obtient toujours le taux plein de la retraite de base. Mais actuellement, on veut reculer cet âge. On encourage les salariés à partir deux, trois ou quatre ans plus tard. Cette réforme retraite semble vouloir instaurer une nouvelle borne d’âge, et cela sans le crier haut et fort, mais au travers du dispositif du bonus-malus. En effet, un employé qui prendra sa retraite à l’âge de 62 ans subira le malus.

Cette stratégie consiste en une décote de 10 % ou plus sur la pension d’un individu. Même si celui-ci a cotisé pendant la durée requise, le montant de sa pension de retraite sera tout de même baissé. Cette sanction est effectuée sur une période allant de 1 à 3 ans. Les personnes nées à partir de janvier 1957 sont celles qui sont concernées par cette réforme retraite.

Réforme retraite un bonus-malus pour repousser l'âge de départ à 64 ansAu contraire, un salarié qui décidera de ne partir qu’après 2, 3 ou 4 ans recevra un bonus. Dans ce cas, le montant de la retraite sera augmenté pendant une durée d’un an. Il bénéficiera de 10 % pour un décalage de départ de 2 ans, 20 % pour 3 ans et 30 % pour une période de 4 ans ou plus. Cette réforme retraite ne sera pas appliquée pour les anciens combattants, les personnes handicapées ou inaptes, les aidants familiaux, certaines mères ouvrières, et ceux dont les revenus sont très faibles.

À remarquer que tous les employés, cadres ou non, doivent tous verser des cotisations auprès de l’Association pour le régime de retraite complémentaire des salariés. Outre cela, les cadres ont l’obligation d’en faire de même auprès de l’Association générale des institutions de retraite des cadres.

Pour quelle solution opter ?

Devant cette nouvelle réforme retraite, de nombreuses personnes ne savent pas quelle attitude adopter. Dans un premier temps, on a celles qui choisissent de continuer à travailler un an ou un peu plus pour échapper à ce système. Dans un deuxième temps, il y a celles qui décident de suivre ce dispositif et de bénéficier d’un bonus temporaire sur le montant de la retraite complémentaire, et d’une surcote dont le taux est de 1,25 % par trimestre cotisé. Le reste, c’est-à-dire celles qui n’adhèrent pas au concept du malus, préfère partir à la retraite avant d’avoir obtenu le temps plein. Cette stratégie permet d’annuler le dispositif. La décision finale sera prise par le concerné, en fonction de sa situation, son état et ses envies. Il faut évaluer tous les impacts de chaque option choisie. Dans tous les cas, cela n’est pas à prendre à la légère.

A propos de l'auteur

Julien Delarche

Julien Delarche

Journaliste spécialisé sur l'actualité Senior et Investissement / Retraite.
Vous avez une idée d'article d'actualité ? Contactez moi, pour en discuter.