Fiscalité

Quelle fiscalité pour vos revenus après la retraite ? Quelques astuces en cas d’imposition

Quelle fiscalité pour vos revenus après la retraite  Quelques astuces en cas d’imposition

Tout comme les personnes actives, les retraités doivent aussi s’acquitter d’un impôt sur le revenu. Quant aux prélèvements, ils ont connu une baisse. Cela dit, faisons le point sur ces obligations et la manière dont elles affectent les ressources des séniors.

L’impôt sur le revenu pour les retraités

Il faut savoir que les règles de l’impôt sur le revenu s’appliquent aussi pour la pension. Ce principe affecte également l’abattement de 10 % de l’Administration fiscale. Dans ce dernier cas, il y a quelques points qui permettent de différencier les deux régimes, notamment sur les plafonds par foyer fiscal.

Ici, le revenu d’activité est de 12 829 euros/individu contre 3 912 euros/ménage pour les pensions. Concernant la déduction minimale, elle est de 448 euros/personnes pour les revenus contre 400 euros/familles pour la retraite.

Toutefois, il y a certains profils qui sont exonérés de cette imposition, c’est le cas pour :

  • La majoration pour assistance d’une tierce personne.
  • L’allocation de solidarité aux personnes âgées ou ASPA.
  • Les retraites en dessus d’un certain seuil, c’est-à-dire 3 566,43 euros bruts/an en 2023.
  • L’allocation personnalisée d’autonomie ou APA.
  • Les prestations sociales incluant : le logement, la famille, etc.
  • Les pensions de combattant, anciens combattants ou militaires en situation d’invalidité.
  • Les allocations du minimum vieillesse.

Le prélèvement à la source

Le versement de l’impôt sur le revenu est réservé à la caisse de retraite de l’Administration fiscale depuis le début de l’année 2019. Cela dit, le prélèvement à la source concerne plusieurs profils incluant toutes les pensions et les rentes des régimes comme les PER (individuel, entreprise, obligatoire), le Préfon, le Perp, etc.

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Toutefois, il existe des cas d’exception, notamment le PER collectif. Ici, la partie provenant des versements fait l’objet d’une remise fiscale. Quant à la part issue des paiements volontaires qui n’ont pas subi ni de déduction fiscale ni de l’épargne d’entreprise, elle est imposée via des acomptes mensuels.

Concernant les retraités résidant à l’étranger, il faut savoir que les pensions versées subissent déjà un prélèvement à la source.

L’imposition des IFC ou indemnité de fin de carrière

Cette démarche résulte des systèmes du départ à la retraite. Quand celui-ci est volontaire, notamment dans le cadre d’un plan social, l’ensemble de l’indemnité n’est pas concerné par l’imposition. Dans le cas contraire, la rémunération est soumise à l’impôt de revenu qui est alors additionné avec le salaire du bénéficiaire.

En revanche, si le départ à la retraite est une initiative de l’employeur, l’indemnité est totalement exonérée si son montant est en-dessous du barème imposé soit par la convention collective soit par la loi en vigueur.

Dans le cas où celle-ci est supérieure, il est possible de choisir plusieurs systèmes de calcul, d’un côté il y a la moitié de l’indemnité et de l’autre côté la rémunération brute de l’année précédente est multipliée par 2, mais en respectant la limite qui représente 5 fois le plafond annuel de la Sécurité sociale.

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Évidemment, les retraités qui ont du mal à se retrouver parmi ces différents systèmes d’imposition peuvent demander de l’aide auprès des responsables compétents.

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Julien

Julien Delarche

Journaliste spécialisé sur l'actualité Senior et Investissement / Retraite.
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