Pourquoi c’est si compliqué pour certains d’obtenir la pension de réversion 

Pourquoi c’est si compliqué pour certains d’obtenir la pension de réversion ?

À la mort d’un conjoint, les ressources diminuent de moitié, risquant d’impacter sur le pouvoir d’achat du conjoint survivant.

Heureusement, ce dernier aura droit à ce qu’on appelle pension de réversion, plus précisément une fraction de la pension de retraite que le défunt aurait dû percevoir. Mais attention, les conditions pour y prétendre sont nombreuses et strictes !

Pension de réversion : des conditions d’éligibilité strictes

Pour être éligible à la pension de réversion, le survivant doit avoir été marié au défunt. Ce qui exclut donc les couples ayant vécu sans union, même liés par un PACS. Même si les deux époux ont divorcé, et que chacun ait vécu en concubinage, sans remariage, l’ex-époux survivant pourra toujours prétendre à cette pension de réversion. Cette dernière correspond généralement à 54 % de la pension que le défunt assuré aurait dû toucher. Elle baisse à 50 % si le défunt était fonctionnaire.

Autre critère pris en compte : les conditions de ressources, puisque cette pension a été mise en place pour garder un niveau de vie correct suite au décès du conjoint. Si notamment l’époux ou ex-époux vivant seul touche plus de 23 441,60 € par an, la pension ne sera attribuée que de manière partielle, voire pas du tout. Le plafond est de 37 506,56 € si l’époux ou ex-époux vit en couple. Ces plafonds ne s’appliquent toutefois pas au régime complémentaire.

Si un autre ex-conjoint vient également à en faire la demande, le montant de la réversion sera partagé en fonction de la durée de chaque mariage avec le défunt.

Quelles conséquences après un remariage ?

Pour chaque régime, les droits sont différents. Si notamment, le défunt était fonctionnaire, et que le survivant venait à se remarier, celui-ci perd tous ses droits à la pension de réversion. Vous l’aurez compris, il faut être célibataire aux yeux de la loi ! Même un simple concubinage ou un Pacs suffirait à faire perdre le droit de réversion pour ce régime précis. Si ce remariage prenait toutefois fin, il reste possible de redemander la pension de réversion.

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Par contre, dans un régime de base des salariés, le remariage est possible, sans qu’il n’y ait perte de droits. Il en est de même pour l’Agirc-Arrco et le régime complémentaire de la MSA.

Comment faire la demande de la pension de réversion ?

Souvent, c’est cette longue liste de conditions qui rendent la démarche de demande d’une pension de réversion si compliquée. D’ailleurs, il faut savoir que pour y prétendre, le conjoint survivant doit avoir l’âge de 55 ans. Et le plus tôt sera le mieux ! Effectivement, le versement n’est pas automatique et en faire la demande 12 mois après le décès du conjoint permettra de toucher la somme depuis le jour de décès. Au-delà des 12 mois, il n’y a pas de rétroactivité et le versement débutera le premier jour de mois suivant la demande.

Si vous n’êtes pas sûre de votre éligibilité, le mieux serait de s’aider de simulateur accessible en ligne. Selon votre cas, les dossiers exigés peuvent également être différents.

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Julien
Julien Delarche

Journaliste spécialisé sur l'actualité Senior et Investissement / Retraite.
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