Mise en place de la retraite progressive est-ce une si bonne nouvelle

Mise en place de la retraite progressive : est-ce une si bonne nouvelle ?

L’instauration de la retraite progressive marque un tournant significatif dans le domaine professionnel. Elle consiste à faciliter la transition vers la retraite définitive. En août 2023, ce dispositif a connu quelques modifications au niveau des conditions d’accessibilité. Explications.

Retraite progressive : les conditions d’éligibilité

La retraite progressive permet au bénéficiaire d’encaisser son indemnité de retraite sans pour autant arrêter son activité professionnelle. Concrètement, vous serez amené à travailler à temps partiel, ce qui implique donc une baisse de salaire.

En revanche, cette dernière sera compensée par une partie de votre retraite. Bien évidemment vous continuerez à payer les cotisations pour votre retraite.

Pour en profiter, il faudra que vous effectuiez une ou plusieurs activités salariées, à temps plein ou partiel. Ensuite, assurez-vous que la quotité de travail corresponde à 40 % à 80 % d’un temps complet. Et que vous avez validé 150 semestres au minimum de cotisation.

La retraite progressive est ouverte à un plancher d’âge bien précis. En clair, votre âge doit être à deux ans de moins que celui de l’âge légal de départ en retraite qui est de 62 ans. Pour un salarié né en 1964, par exemple, il devra attendre ses 61 ans pour profiter du dispositif, et ainsi de suite.

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Dispositif désormais valable pour un plus grand nombre de salariés

Depuis les décrets publiés au mois d’août, la retraite progressive est désormais ouverte à de nombreuses catégories comme les fonctionnaires, les professions libérales, les agents de régime spéciaux ainsi que les avocats. Les conditions d’âge demeurent les mêmes que pour les salariés.

Concernant la démarche à suivre pour l’obtention d’une retraite progressive, il est recommandé de remplir un formulaire spécifique que vous retrouverez directement sur le site de l’Assurance retraite et de l’accompagner avec des justificatifs comme un relevé d’identité bancaire, une photocopie de pièce d’identité, de votre contrat de travail à temps partiel et de vos deux derniers avis d’impôt.

Ensuite, votre employeur doit compléter l’attestation de retraite progressive. Une fois que vous avez réuni ces documents, il ne reste plus qu’à les envoyer à la caisse de retraite par courrier avec accusé de réception. Et ce, au minimum deux mois avant la date de départ.

À noter que les règles ont quelque peu changé en début septembre 2023. Si l’employeur n’a pas répondu par écrit à votre demande dans un délai de 2 mois, cela signifie qu’elle est accordée. Il a également la possibilité de ne pas accepter le temps partiel à la seule condition qu’un accord collectif d’aménagement en fin de carrière le dicte.

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Une fois votre demande validée, vous percevrez chaque mois la pension en complément de votre salaire.

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Julien
Julien Delarche

Journaliste spécialisé sur l'actualité Senior et Investissement / Retraite.
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