La durée du chômage raccourcie, un choix assumé !

La durée du chômage raccourcie, un choix assumé !

Le durcissement des règles d’indemnisation de l’assurance-chômage entrera bientôt en vigueur. Les mesures adoptées permettront de retrouver le plein emploi en France tout en valorisant davantage le travail.

Si cette décision n’est plus vraiment une surprise, elle suscite de nombreuses critiques.

Réduction de la durée d’indemnisation

Le Premier ministre Gabriel Attal s’était finalement prononcé concernant le contenu de la réforme de l’assurance-chômage dont l’application est prévue à partir du 1er décembre 2024. Parmi les mesures prévues par ce nouveau texte, il y a le raccourcissement de la durée d’indemnisation. Cette dernière s’établit aujourd’hui à 18 mois, mais elle devrait être réduite à 15 mois, du moment que le niveau de chômage soit maintenu sous la barre des 9%, notamment pour les chercheurs d’emploi âgés de moins de 57 ans.

Dès l’entrée en vigueur de la réforme, le chômeur doit avoir travaillé pendant 8 mois sur les 20 derniers mois pour percevoir l’indemnisation. Avant son application, une prise de décret du gouvernement est attendue au 1er juillet 2024. En outre, le Premier ministre a également annoncé la mise en place d’un nouveau seuil de la durée d’indemnisation qui est en baisse de 25% depuis le mois de février 2023. Evidemment, ce niveau devrait diminuer si le taux de chômage chute sous les 6,5%, toutefois aucune autre précision n’a été portée à la connaissance du public.
Les experts prévoient un rebondissement de l’économie française en 2025. Ainsi, Gabriel Attal souhaite mettre en place des mesures plus incitatives pour mieux s’y préparer.

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Les autres mesures attendues

Lors de sa déclaration, Gabriel Attal a également évoqué la mise en place d’un système de « bonus emploi sénior ». Cette mesure devrait justement permettre à un sénior au chômage qui trouve un travail dont la rémunération est inférieure à son ancien poste et de cumuler son salaire avec l’allocation chômage. Ainsi, cette bonification lui permettra de toucher la même somme qu’auparavant pendant une année. Ceci dit, les syndicats prévoient une compensation pouvant atteindre 3 000 euros sur les salaires.

Cette réforme du gouvernement prévoit aussi de limiter le processus de bonus-malus des contrats courts à 7 secteurs d’activité. Ce système devra encore être étudié, notamment la possibilité d’élargir cette mesure. Ceci dit, Gabriel Attal a affirmé qu’il allait demander à la ministre du Travail de réaliser une concertation afin de déterminer les secteurs qui devront intégrer le système. D’ailleurs, cette décision a été saluée par Patrick Martin, le président du Medef.

 


De nouvelles règles qui suscitent des critiques

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Les déclarations du Premier ministre ont entraîné de nombreuses réactions. C’est le cas pour le négociateur de l’assurance-chômage Denis Gravouil qui condamne l’absence de décision de l’élargissement du bonus-malus en considérant que le gouvernement privilégie les intérêts des patronats, au lieu des chercheurs d’emplois.

Par ailleurs, Michel Beaugas de FO considère que c’est le « pire » durcissement des modalités d’indemnisation qui a été prise. Etant donné que les chômeurs devront avoir travaillé durant 8 mois sur les 20 derniers mois, le nombre de demandeurs d’emploi qui accèderont à l’indemnisation devrait diminuer de plus de 15%. Ainsi, les chômeurs qui sont déjà dans la précarité continueront à vivre dans la pauvreté.

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Julien
Julien Delarche

Journaliste spécialisé sur l'actualité Senior et Investissement / Retraite.
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