Hausse des assurances pour les résidences secondaires, voici la raison donnée

Hausse des assurances pour les résidences secondaires, voici la raison donnée

Souscrire une assurance pour les résidences secondaires, bien que ce ne soit pas obligatoire, permet de protéger les propriétaires contre d’éventuels sinistres comme le cambriolage ou le vol, mais également les fissures dues aux catastrophes naturelles. Justement, une nouvelle vient de tomber : les assurances destinées à ce type d’habitation connaîtront désormais une hausse. Mais, pourquoi ? Découvrez la raison dans cet article.

Les assureurs outrés face à la hausse des fréquences des évènements climatiques

Depuis quelque temps, les évènements climatiques ont connu une forte croissance. Récemment, pendant le weekend de Pâques, par exemple, bon nombre de régions ont été touchées par l’inondation provoquant bien évidemment des dégâts matériaux. Or, tout cela peut coûter très cher aux assureurs. Les tarifs d’indemnisation additionnels peuvent aller jusqu’à plus de 70 milliards d’euros pour les 3 prochaines décennies.

Certaines compagnies d’assurance dans les régions les plus vulnérables seraient même prêtes à se retirer des régions dites à risque au vu de la situation. Pour maintenir leur viabilité, Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie et Christophe Béchu, le ministre de la Transition écologique ont demandé un rapport d’experts pour prévoir des réformes.

Augmentation de la surprime des catastrophes naturelles

Le gouvernement a décidé, vers la fin du mois de décembre 2023, d’augmenter la surprime en assurance habitation. Si elle est actuellement à 12%, elle passera à hauteur de 20% en 2025. Mais cette mesure ne semble pas suffisante, puisque le rapport susmentionné propose une hausse supplémentaire de 1% par an pour amortir la sévérité des évènements climatiques, la flambée des prix des réparations, mais également le renchérissement de la valeur des biens assurés.

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Les auteurs suggèrent aussi le maintien de la mutualisation entre les assurés pour ne pas pénaliser certaines régions. Et ce, peu importe le degré de risque. Concrètement, ils recommandent la modulation de la cotisation selon les aléas possibles dans chaque zone géographique. Les zones les plus exposées devront, par conséquent, payer plus.

Assurance : les résidences secondaires pénalisées

Certains propriétaires ont choisi des résidences secondaires au bord de la mer pour séduire les locataires. Ils devraient participer à la prévention des risques. L’obligation d’assurer serait donc maintenue pour cette catégorie de biens. Si les coûts des assurances ne changent pas chez la plupart des assurés, la situation est différente ici. En effet, ce seront les assureurs qui fixeront les prix cette fois.

Les propriétaires concernés verront, par conséquent, leur cotisation d’assurance habitation grimper en flèche, notamment s’ils ne s’appliquent pas pour renforcer la protection de leurs biens. À noter que les locataires, eux, ne sont pas soumis à cette nouvelle responsabilité. Il est important de souligner que cette mesure concerne aussi les biens professionnels à haute valeur et les biens locatifs.

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Julien
Julien Delarche

Journaliste spécialisé sur l'actualité Senior et Investissement / Retraite.
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