Fiscalité

Évolution de l’IFI : les impôts sur les biens immobiliers loués seront-ils exonérés ?

Évolution de l’IFI les impôts sur les biens immobiliers loués seront-ils exonérés 

Cette proposition de l’UNPI ou Union nationale des propriétaires immobiliers remet à nouveau la question de l’IFI sur le tapis. À travers sa requête, l’organisme souhaite que l’impôt sur la fortune immobilière concerne les biens qui ne sont pas productifs.

Un changement très attendu pour l’IFI

Après 2023, le débat sur l’IFI fait son retour avec cette initiative de l’UNPI qui demande à ce que cet impôt soit réorienté vers les biens improductifs. L’organisme déplore justement la politique de l’État concernant l’IFI qui ne peut pas être compensée par les revenus fonciers.

Son objectif, c’est développer l’IFI en y incluant l’ensemble des biens qui ne sont pas productifs, notamment :

  • Meubles corporels
  • Placements financiers
  • Liquidités
  • Actifs numériques, etc.

Grâce à cet élargissement de l’IFI, le taux d’imposition devrait se situer à un niveau plus bas.

Une proposition soutenue

Cette initiative de vouloir faire évoluer l’IFI ne vient pas uniquement de l’Union nationale des propriétaires immobiliers.

En effet, certains sénateurs soutiennent également ce mouvement, notamment avec la déposition d’un amendement visant à instaurer un nouveau seuil d’exonération. D’après cette proposition, le plafonnement de cet impôt devrait être à 2 570 000 euros.

Cette initiative permettrait selon l’UNPI d’inciter l’investissement vers des placements beaucoup plus productifs et qui sont également profitables pour l’économie française, notamment les immobiliers locatifs.

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Cette mesure devrait toucher essentiellement toutes les résidences principales et secondaires, tandis que les biens en locations devraient être épargnés.

Une réforme qui poursuit sa route

En dépit de la déposition de cet amendement, le seuil d’exonération de l’IFI pour cette année 2024 n’a pas connu de changement. Celui-ci représente 1,3 million d’euros de patrimoine non soumis à l’imposition.

Par ailleurs, il faut rappeler que cette somme a toujours été la même depuis 2018. Toutefois, son application diffère en fonction de la situation du contribuable, c’est-à-dire s’il est célibataire ou en couple.

Quoi qu’il en soit, ni l’UNPI ni les sénateurs n’ont l’intention d’abandonner ce projet. Ils mettent justement le point sur l’importance pour l’État de considérer cette proposition à cause des incohérences relatives à l’assiette de l’IFI.

Ils restent par ailleurs convaincus qu’une évolution est plus que nécessaire pour améliorer ce secteur.

Les tranches de l’IFI pour 2024

Habituellement, l’IFI comprend 6 tranches d’imposition dont les taux varient entre 0 à 1,5 %. Certes, son seuil s’établit à 1,3 million d’euros, par contre le calcul de l’imposition à payer commence à 800 000 euros.

  • 0 à 800 000 euros : 0 %
  • 800 000 à 1 300 000 euros : 0,5 %
  • 2 570 000 à 5 000 000 euros : 1 %
  • 5 000 000 et 10 000 000 euros : 1,25 %
  • Au-delà de 10 000 000 euros : 1,5 %
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Qu’en est-il des biens exonérés ?

Cet avantage fiscal profite à tous les biens qui servent pour une activité professionnelle. Quant à la résidence principale, celle-ci bénéficie d’un abattement à l’échelle de 30 %.

D’un autre côté, le montant déclaré pour les bois, les forêts ainsi que les parts de groupement forestier est exonéré à 75 %.

 

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Julien

Julien Delarche

Journaliste spécialisé sur l'actualité Senior et Investissement / Retraite.
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