Comment gérer les passoires thermiques lorsque les rénovations ne sont pas envisageables

Comment gérer les passoires thermiques lorsque les rénovations ne sont pas envisageables ?

Le système de chauffage constitue une partie importante de la facture. Les dépenses énergétiques peuvent revenir assez cher pour les occupants, notamment si les logements sont mal isolés ou considérés comme passoires thermiques. Si effectuer des travaux de rénovation est la bonne alternative pour améliorer le confort de l’habitation, cela n’est pas toujours possible à réaliser. Pourquoi ? Quelles sont les solutions pour mieux gérer les passoires thermiques ? Réponses.

Pourquoi il est impossible de rénover certains logements passoires thermiques ?

Alors que les logements très énergivores avec une étiquette énergie F ne pourront plus être proposés à la location en 2028, ils ne sont pas toujours compatibles avec la rénovation énergétique. Le bâtiment classé comme patrimoine historique en fait partie puisqu’il est protégé par la loi. Pour toute transformation, il faut l’aval du préfet.

Les logements sous combles et les petites surfaces n’entrent pas dans la nouvelle méthode de calcul du Diagnostic de Performance Energétique ou DPE. Étant donné qu’ils sont souvent situés sous les toits ou en rez-de-chaussée, ils sont en contact avec l’air extérieur et disposent de plus de surfaces dites déperditives. Et ce, même après une isolation. En copropriété, la situation est plus difficile puisqu’elle est soumise à des règles strictes qui limitent les modifications.

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Le vote sur les travaux se complique, car le DPE de chaque logement varie selon son orientation. Ne se sentant pas concernés, certains propriétaires votent contre.
Dans certains cas, les rénovations sont impossibles compte tenu de la complexité ou de la fragilité de la structure.

Rénovation inenvisageable : comment gérer les passoires thermiques ?

Vous prévoyez de mettre votre bien énergivore en location ? Il faudra dans un premier temps réaliser un audit énergétique. En effet, sachez que depuis le début de l’année 2023, les biens classés G+ sont interdits à la mise en location.

Si les travaux de rénovation font courir un risque au bâti affectant le couvert ou la structure, vous devez fournir les preuves à votre locataire. Il s’agit d’une note argumentée qu’un professionnel rédige pour expliquer la situation. Vous pouvez également vous soustraire à l’obligation de réaliser des travaux si ces derniers entrainent la modification des parties générales de la maison ou s’ils ont fait l’objet d’un refus d’autorisation par l’autorité administrative compétente.

N’oubliez pas de présenter la preuve des atteintes au patrimoine ou au bâti à votre interlocuteur pour éviter toute forme de conflit. Dans le cadre de copropriété, certains propriétaires préfèrent mettre leur bien en vente à des foyers qui y habiteront. Autrement, vous pouvez vous orienter vers une location de type AirBnb puisque ce dernier n’est pas sujet à une interdiction. Dans tous les cas, vous devez vous attendre à une décote.

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Julien
Julien Delarche

Journaliste spécialisé sur l'actualité Senior et Investissement / Retraite.
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