Ces aides qui facilitent une installation en maison de retraite

Ces aides qui facilitent une installation en maison de retraite

En France, il existe différentes aides financières dédiées aux séniors souhaitant vivre dans une maison de retraite. Lesquelles ?

L’APA et l’ASH

Vous avez sûrement déjà entendu parler de l’aide personnalisée d’autonomie (APA). Vous pouvez en bénéficier si votre perte d’autonomie est classée GIR 1, 2, 3 ou 4. Dans la première catégorie, nous parlons d’une perte d’autonomie totale (perte des capacités physiques et mentales, par exemple). Le groupe GIR 4 concerne les seniors pouvant se déplacer, mais qui nécessitent une assistance quotidienne pour la toilette et l’habillage. Dans tous les cas, l’APA est versée par le conseil départemental.

L’aide sociale à l’hébergement (ASH), quant à elle, s’adresse aux personnes âgées percevant des pensions de retraite insuffisantes. Plus précisément, celles-ci ne leur permettent pas d’intégrer une maison de retraite. Notons toutefois que tous les établissements dédiés aux seniors ne sont pas forcément compatibles avec l’ASH.

Les aides de la Caf, les aides familiales et les déductions fiscales

La Caisse d’allocations familiales propose toujours des aides à destination des seniors. Citons, par exemple, les aides personnalisées au logement (APL). Celles-ci sont dédiées aux personnes hébergées dans une maison de retraite conventionnée. Il y a aussi les allocations de logement social (ALS), réservées aux personnes hébergées dans des établissements non conventionnés.

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A l’instar de l’APL, l’ALS est octroyée aux personnes âgées résidant au moins huit mois par année dans un établissement d’hébergement. Notons toutefois que ces aides ne sont pas cumulables.

Les seniors souhaitant financer leur séjour en maison de retraite peuvent d’ailleurs compter sur les aides familiales. Nous parlons ici de l’obligation alimentaire. Celle-ci vous contraint à aider financièrement une personne de votre famille. C’est notamment le cas si vous êtes un ascendant ou un descendant de cette dernière (grands-parents, petits-enfants, beaux-parents, etc.). Plusieurs obligés alimentaires peuvent être concernés ici. Quoi qu’il en soit, cette obligation peut être contournée en cas de manquement grave avéré (violences, abandon, etc.).

Vous l’ignorez peut-être, mais vos frais de dépendance ouvrent droit à une déduction fiscale. C’est notamment le cas si vous êtes hébergé en maison de retraite. Il s’agit en l’occurrence d’une réduction d’impôt dédiée aux personnes âgées imposables qui vivent en maison de retraite. Pour bénéficier de cet avantage fiscal, vous devez déclarer vos frais de dépendance. Le cas échéant, le taux de réduction d’impôt correspond à 25% des frais supportés durant l’année N-1.

Pour financer une maison de retraite, d’autres alternatives existent. Vous pouvez, par exemple, mettre en location ou vendre votre bien immobilier. La première option s’avère évidente si vous êtes déjà propriétaire d’un ou plusieurs logements. Les revenus locatifs générés devraient suffire pour couvrir vos frais d’hébergement en maison de retraite.

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La deuxième option s’apparente plutôt à une vente en viager. En principe, vous pouvez dégager des revenus réguliers, sans perdre l’usufruit de votre bien immobilier. De quoi financer votre séjour dans un établissement d’hébergement jusqu’à votre dernier souffle.

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Julien
Julien Delarche

Journaliste spécialisé sur l'actualité Senior et Investissement / Retraite.
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