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Assurance chômage en France : comprendre l’impact des réformes et la perte de droits pour 700 000 personnes

Assurance chômage en France comprendre l'impact des réformes et la perte de droits pour 700 000 personnes

Au cours de ces dernières années, l’assurance chômage en France a subi une multitude de réformes. Cela a grandement impacté de nombreux travailleurs. N’hésitez pas à lire cet article jusqu’à la fin pour mieux comprendre la conséquence des réformes et la perte de droits pour 700 000 personnes. Focus !

Les raisons troublantes du non-recours au droit de chômage

Au fil des années, le droit du chômage en France a fortement changé à cause des différentes réformes actées et des nouveaux règlements mis en place par l’État. Le non-recours à l’allocation de chômage touche généralement entre 25 % et 42 % des salariés éligibles, soit entre 390 000 et 690 000 personnes.

Un chiffre assez horrifiant sachant que la procédure d’accès à l’assurance chômage a été facilitée. De nombreuses raisons expliquent cette perte de droits au chômage.

Les individus concernés sont souvent confrontés à la complexité des informations. C’est le cas de l’indemnisation après une démission. Pour rappel, initialement, ce motif ne permettait pas aux travailleurs de prétendre au droit de chômage.

Mais, dorénavant, il est accessible pour les démissionnaires qui respectent certaines conditions comme avoir travaillé sans interruption durant les 5 dernières années. Il existe également cette peur généralisée du contrôle avec les autorités françaises, des paperasses ainsi que des contrôles administratifs.

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Il est important de souligner que le salarié ne sait pas exactement s’il perçoit ou non une allocation de chômage qu’à la fin de son contrat.

En outre, si en principe un salarié dans le secteur public ne bénéficie pas de ce dispositif, il arrive que le Pôle emploi approuve les démarches effectuées. Ce qui pousse les travailleurs à quitter leur poste pour ensuite se retrouver sans allocation et sans emploi.

Réformes : comprendre la dépossession des travailleurs de leurs droits au chômage

Au départ, pour prétendre à une allocation chômage, les travailleurs doivent cotiser chaque mois des cotisations patronales ou salariales. Les sommes cumulées leur permettront d’avoir un revenu même pendant le chômage.

Sauf qu’après les réformes, la donne a changé sans que certains salariés ne s’en rendent compte. Oui, dorénavant ce sont les contribuables qui s’acquittent de l’impôt CSG.

Concrètement, ce sont les salariés qui subventionnent la protection dans le cadre d’une perte de l’emploi. Il s’agit alors ici d’une perte de droits puisque l’allocation est devenue une simple générosité de l’État.

La dépossession des droits des travailleurs s’explique également par ce que l’on appelle la débudgétisation. L’assurance chômage est déficitaire puisqu’elle assure les dépenses extérieures que l’État ne prend plus en charge.

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Un exemple concret, elle finance le Pôle Emploi. Soit environ 10% du budget. Aussi, l’assurance chômage contribue à la subvention de la politique du gouvernement en d’autres termes, elle est une ressource budgétaire de l’État.

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Julien

Julien Delarche

Journaliste spécialisé sur l'actualité Senior et Investissement / Retraite.
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