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Arrêt de travail : il y’en aura beaucoup moins en 2024, voici ce qui change

Arrêt de travail il y’en aura beaucoup moins en 2024, voici ce qui change

2024 risque d’être assez compliquée pour les travailleurs. En effet, étant donné que le Parlement a adopté le Budget de la Sécurité sociale, de nombreux changements seront appliqués. Le gouvernement a pour principal objectif de réduire considérablement les arrêts de travail. Focus !

Arrêt de travail limité à 3 jours

Près de 8,8 millions de cas d’arrêts de travail ont été recensés en 2022. Cela a coûté près de 16 milliards d’euros à l’État. Or, en 2012, le chiffre était à 6,4 millions. Une hausse considérable de près de 30%. Cherchant justement à réduire ses dépenses, le gouvernement souhaite désormais procéder à l’encadrement de leur prescription à distance.

La durée de l’arrêt de travail sera limitée à 3 jours en téléconsultation ou consultation en ligne. Il existe toutefois quelques exceptions, notamment si la prescription de l’arrêt maladie a été réalisée par un médecin traitant.

En revanche, si vous n’étiez pas capable de consulter une sage-femme ou un professionnel de santé en personne pour bénéficier d’une prolongation d’arrêt de travail, vous serez dans l’obligation de fournir une justification dans ce cas de figure. Bien que faisable, cette mesure peut être objectée par le Conseil Institutionnel.

Renforcement du contrôle des arrêts de travail

Les modalités de contrôle des arrêts de travail seront renforcées. Concrètement, si le médecin contrôleur délégué par l’employeur juge que l’arrêt de travail ou sa durée est injustifié, dans ce cas, il doit informer l’organisme local de l’assurance maladie pour que le versement des indemnités journalières du travailleur soit suspendu.

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Une suspension effective dès que ce dernier a été informé de la décision. Toutefois, l’employé en question a la possibilité de recourir devant le service médical s’il le souhaite. Pour éviter justement la hausse des arrêts de travail, un service d’accompagnement sera dédié pour les médecins qui travaillent au sein d’une société de téléconsultation ou d’un centre de santé.

Serrage de vis pour certaines plateformes en ligne

Depuis quelques années, de nombreux travailleurs optent pour la consultation en ligne. Cela réduit le déplacement et facilite grandement l’échange entre eux et leur interlocuteur. Aujourd’hui, plusieurs plateformes en ligne permettent la prescription aux patients de produits, de prestations et d’actes, remboursés par l’assurance maladie. Un détail que déplore le gouvernement.

Le problème est le suivant : le patient n’a pas été ausculté par un médecin. En effet, pour obtenir une prescription, il a tout simplement de répondre à un outil de conversation en ligne tel que le SMS ou le chat ou à un questionnaire.

Face à la situation justement, le gouvernement prévoit d’encadrer ce genre de pratique. Les prescriptions seront prises en charge par la Sécu à la seule condition que le prescripteur et le patient aient communiqué ouvertement que ce soit par contact téléphonique ou par vidéotransmission lors de son établissement.

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Julien

Julien Delarche

Journaliste spécialisé sur l'actualité Senior et Investissement / Retraite.
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