Fiscalité des placements : tout ce qui a changé depuis 2019

Investir dans les divers placements permet à tout investisseur de bénéficier de différents avantages, notamment au niveau des impôts. Tous les individus concernés se préparent chaque année sur les éventuels changements qui ont été opérés au niveau de la fiscalité des placements. Effectivement, il existe certains points qu’il faut prendre en considération après quelques rectifications. Voici un coup de projecteur sur tout ce qui a changé dans la fiscalité des placements depuis 2019.

Ce qu’il faut savoir sur la fiscalité des placements

Ce qu’il faut savoir sur la fiscalité des placements - imageEn France, la fiscalité des placements est compliquée étant donné que les impositions sont diversifiées pour chaque type de placement financier. En effet, les revenus ou les plus-values sont les variables qui différencient le calcul des impôts. Les revenus financiers taxables sont ceux qui proviennent des placements à revenu fixe, et également ceux qui viennent des placements à revenu variable.

Pour le premier cas, un acompte d’impôt de 24 % est prélevé au moment du paiement du revenu. Concernant le second cas, l’acompte d’impôt est de 21 % lors du paiement du dividende, et d’ailleurs, il est déductible au montant de l’impôt. L’investisseur verra par la suite un abattement allant jusqu’à 40 %, une déduction des frais et la CSG déductible, et bénéficiera d’un assujettissement de dividende au barème progressif.

Les plus-values sont perçues suite à une vente d’un bien ou d’une action. La réduction de la fiscalité est entre 50 % à 65 % en fonction de la durée de la détention. En clair, le détenteur de part profite d’un abattement de 50 % sur une durée de 2 ans à 8 ans, et au-delà de cela, le taux s’élève à 65 %. En cas de cession d’un dirigeant de PME, par exemple, il existe un léger changement au niveau des chiffres : 50 % pour une détention allant de un et quatre ans, 65 % pour une durée comprise entre 4 et 8 ans et un abattement de 85 % pour plus de 8 ans.

Fiscalité des placements : Quels sont donc les différents points qui ont changé ?

Un changement a été mis en place sur la fiscalité des placements. En effet, depuis le mois de janvier 2019, un prélèvement forfaitaire unique de 30 % est effectué sur les revenus épargnes et les plus-values. Ce taux se partage comme suit : 17,2 % de cotisations sociales et 12,8 % de prélèvement fiscal. Ainsi, tout ce qui concerne les prélèvements sur les livrets, l’assurance-vie et les comptes-titres a été modifié.
Premièrement, les livrets d’épargne fiscalisés sont soumis à un prélèvement forfaitaire unique de 30 %, comme indiqué précédemment. Cette action se fait directement au moment du versement des intérêts, et l’impôt sera par la suite reversé au Trésor Public.
Le Prélèvement Forfaitaire Libératoire (PLF) de l’assurance-vie proposait auparavant un abattement de 35 % pour un contrat de 4 ans, de 15 % entre 4 ans et 8 ans, et de 7,7 % pour plus de 8 ans. Mais depuis la réforme, il a été remplacé par le Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU).


Il faut avouer que ce changement est plutôt bénéfique, surtout pour les personnes qui souhaitent investir dans un contrat inférieur à 8 ans.L’individu peut choisir entre un PFU de 30 % ainsi qu’une imposition au barème progression et 17,2 % de prélèvements sociaux s’il s’agit d’un retrait entre 0 et 8 ans.Pour les plans d’épargne logement ouverts après l’année 2018, ils ne seront désormais plus sujets d’une exonération d’impôt pendant les 12 premières années. De plus, l’imposition est de 30 % dès la première année. Pour rappel, le plan épargne logement était non-imposable durant les 12 premières années. Enfin, toutes les plus-values mobilières sont assujetties au prélèvement Forfaitaire Unique de 30 %.

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Julien Delarche

Julien Delarche

Journaliste spécialisé sur l'actualité Senior et Investissement / Retraite. Vous avez une idée d'article d'actualité ? Contactez moi, pour en discuter.