Complémentaire santé, nos conseils pour bien choisir

Si elle n’est pas obligatoire, tout le monde s’accorde à dire qu’elle est vivement recommandée. Et pour cause, dans une société où nos besoins d’accès aux soins sont nombreux, leur coût n’a cessé d’augmenter, faisant de notre budget santé l’un des postes de dépense les plus importants de certains ménages. Il est donc important de bien choisir sa couverture complémentaire.

Cette assurance est censée compléter les prestations versées par la Sécurité Sociale, mais dans ce domaine, les types de contrats sont multiples. Les seniors ont été pendant très longtemps les grands oubliés de la complémentaire santé car les polices proposées peinaient à répondre à leurs besoins. Aujourd’hui, certaines compagnies adaptent leurs offres et vont même jusqu’à mettre sur le marché des mutuelles dédiées aux seniors, mais attention, chaque individu est différent et ne souffre pas des mêmes maux que son voisin. 

Les trois postes clés d’une mutuelle senior

Il est parfois difficile de s’y retrouver quand on examine les garanties proposées par les compagnies. Le tout est d’évaluer les offres en fonction de son profil et d’éviter les contrats généralistes. Internet regorge de sites comparateurs de mutuelles qui pourront vous orienter vers les options les mieux adaptées. Certaines accompagneront vos démarches jusqu’à la souscription d’une offre en ligne ce qui vous permettra de gagner du temps. Néanmoins, dans votre recherche du meilleur rapport qualité-prix et surtout, pour vous assurer de souscrire à une offre qui vous convient, mieux vaut recourir aux services d’un courtier en assurance, voire même de contacter directement les compagnies pour obtenir plusieurs devis.

Tiers-payant, remboursement de soins non pris en charge pas la Sécurité Sociale et dépassements d’honoraires sont autant d’avantages que peut proposer votre mutuelle mais ne vous y trompez pas, les principaux critères d’une bonne complémentaire santé reposeront sur les trois postes les plus coûteux en matière de soins et d’équipements que sont le dentaire, l’optique et l’hospitalisation (on peut également y ajouter les prothèses auditives). Selon votre pathologie, sachez que vous n’êtes pas obligé de choisir une couverture optimale sur l’ensemble de ces secteurs. Vous pourrez demander un contrat sur mesure qui abaissera une catégorie pour en augmenter une autre ou prendre un contrat de base en y ajoutant une option particulière sur un critère spécifique.

L’optique : Premier réflexe, oublier les pourcentages. En effet, le tarif de convention fixé par la Sécurité Sociale est si bas qu’une couverture à 500% n’aurait que peu d’effet sur vos remboursements. Choisissez un forfait chiffré en euros (par exemple 500 euros). Une autre astuce consiste à demander à votre assureur si cette somme peut être cumulée ou reportée annuellement dans le cas ou vous n’achetez vos lunettes que tous les deux ou trois ans.

Le dentaire : Deux critères sont déterminants : le pourcentage de remboursement bien sûr, mais aussi le plafond annuel. Sachez que beaucoup de compagnies vous offriront un fort pourcentage mais que ce dernier sera conditionné à une somme limite. En bref, après un trop grand nombre de soins, vous devrez attendre l’année suivante pour pouvoir bénéficier à nouveau des services de votre mutuelle. Un autre aspect important réside dans le fait que certains actes du dentiste (notamment la pose d’implants) ne sont pas toujours pris en charge par la Sécurité Sociale et donc ne le seront pas plus par votre mutuelle sauf si cette option est inscrite dans votre contrat. Enfin, vous pouvez réajuster vos garanties le 1er janvier et le 1er juillet de chaque année, ce qui vous permettra d’anticiper votre intervention dentaire et être couvert en conséquence.

L’hospitalisation : Elle est rarement prévisible et donne par conséquent tout son sens au mot « assurance ». Plus on avance en âge, plus les risques d’hospitalisation sont grands. Or, les dépassements d’honoraires sont monnaie courante dans ce domaine et une intervention chirurgicale peut s’avérer extrêmement coûteuse. Plutôt qu’un pourcentage, privilégiez la garantie de remboursement aux frais réels même si le prix de votre contrat s’en trouve augmenté. Si vous ne pouvez bénéficier d’une telle offre, demandez néanmoins le pourcentage le plus élevé.

Votre fidélité doit être payante !

La fidélité paie ! Sachez que pour votre assureur, vous serez considéré comme un « bon risque » (peu de dépenses de soins) ou un « mauvais risque » (je passe ma vie chez le docteur). Si vous appartenez à la première catégorie, vous pouvez être exigeant à la fois sur l’augmentation de vos pourcentages d’une année sur l’autre, d’un rehaussement de plafond, ou même de prise en charge exceptionnelle d’actes qui n’apparaissaient pas dans votre contrat. La concurrence étant rude entre les compagnies, votre ancienneté chez l’une d’entre elles peut être récompensée et cela ne vous coûtera rien de demander un geste commercial !

Le délai de carence

Vous le retrouverez dans beaucoup de contrats (inscrit en tout petit). Il varie selon les compagnies et stipule que vos garanties ne s’appliqueront qu’après une certaine période. En clair, dans le cas d’une hospitalisation, votre contrat peut spécifier que la prise en charge indiquée sur votre contrat ne prendra effet qu’au 5ème jour, ce qui signifie que les 4 premiers jours vous ne serez couverts qu’au minimum. Si un délai de carence est présent dans les conditions de votre contrat, demandez son abrogation et si cela est impossible, nous vous conseillons d’aller voir ailleurs !

La loi Chatel !

La résiliation de votre contrat n’est pas toujours facile mais depuis la loi Chatel, votre assureur est tenu de vous informer, au plus tôt 3 mois et au plus tard 15 jours avant la date limite de résiliation, de votre possibilité de ne pas reconduire le contrat. S’l ne le fait pas, vous pouvez demander la résiliation de votre contrat à tout moment et sans pénalité à compter de la date de reconduction.

Etes vous éligible à l’ACS ?

Si vous n’êtes pas titulaire de la CMU et souhaitez bénéficier d’une complémentaire santé, une aide à son financement est possible pour les revenus modestes. L’ACS (aide à la complémentaire santé), vous donne droit à des tarifs médicaux sans dépassement d’honoraires et la dispense d’avance de frais sur la partie prise en charge par l’Assurance Maladie. Elle se traduit par une attestation-chèque à faire valoir auprès de la compagnie d’assurance choisie pour réduire le montant de votre cotisation annuelle. Le montant du chèque santé est selon l’âge, apprécié au 1er janvier de l’année en cours, de 100 €, 200 €, 350 € ou 550 €.  Pour en bénéficier vous devrez adresser un formulaire à votre caisse d’assurance maladie