Assurance vie, le placement gagnant

51% des détenteurs d’un contrat d’assurance vie citent la retraite comme leur premier motif d’épargne selon le Cercle des épargnants. Idéale pour se constituer un complément de retraite sous forme de revenus ou de rente viagère, l’assurance vie permet aussi de transmettre une partie de son patrimoine.

Placement préféré des Français, l’assurance vie est un produit hybride qui associe placement et garanties. Selon les objectifs de son souscripteur, elle permet de se constituer un complément de retraite versé sous la forme d’une rente viagère ou d’un capital, ou de transmettre les fonds qui y sont placés à un ou des bénéficiaires désignés après son décès, à défaut à ses héritiers. Assureurs et banques proposent aussi des contrats mixtes : « Vous percevez le capital ou la rente viagère si vous êtes en vie à la date prévue au contrat, sinon c’est le bénéficiaire que vous aurez désigné en cas de décès qui le touchera », précise la Fédération Bancaire Française.

Une fiscalité incitative de l’assurance vie

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Principal avantage des contrats d’assurance vie : à partir de la huitième année de détention, on peut effectuer un rachat partiel (un retrait) ou total de son contrat en étant exonéré d’impôt sur les plus-values dégagées. Le dispositif a toutefois des limites : les plus-values sont exonérées dans la limite de 4 600 euros par an pour un célibataire, veuf(ve) ou divorcé(e) et 9 200 euros par an pour un couple soumis à imposition commune. Au-delà, elles sont soumises au barème progressif de l’impôt sur le revenu (plus les prélèvements sociaux) ou au prélèvement forfaitaire libératoire (préférable si la tranche marginale d’imposition est supérieure à 14%) de 7,5%.

Depuis le 1er juillet 2012, les produits (intérêts ou plus-values) des contrats d’assurance vie sont soumis aux prélèvements sociaux de 15,5%. Selon les cas, ces prélèvements sociaux sont retenus à la source lors de leur inscription au contrat ou lors du dénouement du contrat (rachat ou décès de l’assuré).

Attention, l’option pour le prélèvement forfaitaire libératoire sera supprimée à compter de 2014 (imposition des revenus de 2013).

Quel contrat choisir pour une assurance vie ?

Unités de compte, fonds en euros… le vocabulaire lié à l’assurance vie peut effrayer les épargnants non familiarisés avec les produits financiers. assurance_vie - assurancePourtant, rien n’est plus simple que de déterminer la formule adaptée à ses besoins. Les épargnants prudents choisiront les contrats « en euros » au rendement est garanti. Ceux plus à l’aise avec la bourse s’orienteront vers les unités de compte pour prendre part à la gestion de leur placement tout en étant conscients qu’ils sont exposés aux aléas des marchés.

Autre solution : les contrats multisupports qui mélangent fonds en euros et actions, avec une répartition basée sur plusieurs profils : prudent, dynamique, équilibré… Le choix d’un contrat se fait également en fonction de l’horizon de placement (8, 10, 15 ans…) ou de son objectif (achat immobilier, transmission, rente…). Dans tous les cas, il ne faut pas hésiter à faire jouer la concurrence entre plusieurs banques afin de déterminer celle dont les garanties et les frais sont les plus favorables.